« L’émergence d’une nouvelle génération de réalisateurs tunisiens »

L’émergence des jeunes cinéastes a été suivie depuis un certain temps par la réalisation d’un nombre important de courts métrages d’une nouvelle version cinématographique, ainsi que l’apparition de jeunes acteurs. Issues, pour la plupart, de l’Institut supérieur des Arts dramatiques de Tunis, ces deux générations de réalisateurs et d’acteurs augurent ainsi le nouveau visage du cinéma tunisien qui a devant lui un bel avenir. C’est tout à fait normal que le cinéma tunisien se renouvelle. Mais les jeunes cinéastes comme les acteurs doivent travailler de leur côté pour s’imposer dans le monde du Septième Art. S’agissant des jeunes acteurs, il est opportun de rappeler que conquérir une place respectable dans le monde du cinéma dépend aussi du rôle qu’on leur attribue, mais aussi du casting et du travail effectué durant le film.

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* Quels problèmes peuvent-ils rencontrer?

Le début de toute carrière est certes difficile. Dans le domaine de la réalisation cinématographique, pour se faire une place au soleil, il faut cravacher dur. Il faut, d’abord, trouver un producteur, prêt à financer le premier projet. Cette phase est considérée comme la plus importante au début de la carrière d’un jeune cinéaste. C’est aussi l’étape où le travail du producteur s’avère aussi bénéfique pour le réalisateur. Le producteur doit, en effet, œuvrer pour dénicher les jeunes réalisateurs talentueux. Mais c’est aux cinéastes de prouver leurs capacités et leurs talents.

Akram Moncer, d’un orpailleur d’opportunité à un grand réalisateur et producteur tunisien

Né le 2 avril 1985 à Gabés, Akram Moncer a obtenu, en 2007, son diplôme universitaire en cinéma et audiovisuelle spécialité réalisation et assistanat de l’Institut Supérieur de Arts Multimédia de la Manouba (ISAMM).

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Dès lors ce jeune réalisateur, replète en espoir et vitalité, n’a pas cessé d’impressionner et enrichir le marché de production audiovisuelle tunisien par ses travaux. Une carrière de dynamisme qui a commencé, en 2007, avec un film d’école « Maison d’exil / Dar al Ghorba » (scénario et réalisation), projeté aux soirées de courts métrage Tunisien édition 2008.

Les premiers pas se suivaient par un  1er assistant sur trois feuilletons Tunisien. Ainsi metteur en scène sur des spectacles d’ouverture dans des festivals au sud Tunisien.

« La dame du lac » représente le premier film à la vie professionnel d’Akram Moncer, et était sélectionné dans quatre festivals internationaux.  Le succès se poursuivi de jour en jour, Il  a réalisé ensuite l’émission l’artistou 2 diffusée sur Hannibal TV Ramdhon 2011 et en Septembre 2011, il était le réalisateur et cadreur du clip « QUODS » de Lotfi Bouchnak.

Le succès est une affaire conclu pour lui et l’échec ne signifie qu’un simple faux pas.

2012 était la date de fondation de sa propre agence de production audiovisuelle Artworks Production, une supplémente preuve d’espoir et de patience face à des incontournables facteurs et défis dont le marché de production audiovisuelle tunisien souffert.

Une autre date marquante pour Akrem Moncer, c’est l’an 2014 ou ce jeune réalisateur a dévoilé son film « les oiseaux migrateurs », son premier long-métrage  de genre documentaire de 74 minutes.

Dans la même année, Akrem Moncer et avec une idée aussi originale, fait venir la première édition de « 48 Hour Film Project Tunis », un nouveau-né destiné aux amoureux du cinéma et de la production cinématographique.

Et le chemin se poursuivi, avec chaque jour un nouveau espoir, des nouvelles ambitions, des idées de plus en plus créatives, avec chaque fois un grand amour à ce qu’il fait  et une vision différente…c’est le certainement le secret de chaque pas qu’il a fait tout au long de cette carrière